L’alcool, un anti-douleur de premier choix !

Déconseillé pour la santé mais bon pour la douleur, l’alcool aurait-il des vertus antalgiques méconnues ? C’est en tout cas ce que semble penser des chercheurs de l’université de Greenwich !


On ne le répétera jamais assez : alcool et médicaments ne font pas bon ménage. Du tout. C’est pour cela qu’il est fortement déconseillé d’ingérer du paracétamol, peu importe sa forme, après avoir consommé moult alcool. Exit donc les 3 comprimés de Doliprane du lendemain de cuite ! Ces derniers n’atténuent en rien les actions de l’alcool sur l’organisme, et provoquent au contraire l’effet inverse. En effet, ce procédé fragilise excessivement le foie et peut même s’avérer létal au-delà d’une certaine quantité de paracétamol ingurgité…

Paracetamol
©dinozaver / Flickr

Mais trêve de sermonts, là n’est pas la question. Apprenez seulement que l’alcool parvient à concurrencer, en tout bien tout honneur, les analgésiques les plus puissants du marché. Nullement question ici d’inciter à la consommation de ce produit ô combien savoureux sous ses multiples formes mais infiniment plus dangereux, autant sur le court que le long terme. Il ne s’agit pas non plus d’une intox puisque des chercheurs de la prestigieuse université de Greenwich ont officiellement déclaré que 2 pintes de bière permettraient de réduire considérablement la douleur et ce, mieux que la plupart des analgésiques présents sur le marché. Cette conclusion résulte de la mise en relation et de l’analyse de 18 études indépendantes portant sur les étroites accointances qu’entretiennent les effets de l’alcool sur la douleur ressentie par l’être vivant.

 

Indubitablement sérieuse, cette étude est parue pour la première fois dans la revue américaine The Journal of Pain. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’appellation un brin Jackass-like, cette revue traite d’une multitude d’aspects de la médecine dont les soins apportés au patient et sous ses différentes formes.

Verre-Whisky
©Kjersti Magnussen / Flickr

Encore une fois, la mise en exergue des possibilités que l’alcool recèle n’a pas pour but d’inciter à la consommation. Les chercheurs en charge de l’étude y voient davantage une opportunité de développer l’antalgique d’excellence, puissant et à bas coût. L’idée serait donc d’isoler la molécule de l’alcool responsable de la dimension « anti-douleur » de la chose afin d’en conserver ses propriétés tout en s’émancipant de ses effets secondaires, dont l’ivresse.

Et si vous vous posez encore la question, non, il n’est certainement pas question de combattre le mal par le mal. Ne buvez pas le lendemain, voire quelques jours, après votre soirée arrosée !

Enfin, et vu que nous n’en sommes plus à un message de santé publique près…

Consommez avec Parcimonie (oui, c’est la plus proche ami de Modération) !

La question étant maintenant de savoir si la bière brune a davantage d’effet que la blonde…

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